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BTS

Orléans, le 3 juin 2014

STS

DOCUMENT DE CADRAGE ACADEMIQUE : ENSEIGNEMENT DES LVE EN STS

Introduction


- L'étude des langues vivantes étrangères contribue à la formation intellectuelle et à l'enrichissement culturel de l'individu.

- Les référentiels de chaque BTS sont l’unique référence en termes de programmes.

- Le niveau visé est celui fixé dans les programmes pour le cycle terminal en référence au Cadre européen commun de référence pour les langues : le niveau B2 pour la première langue vivante étudiée et le niveau B1 pour la seconde langue vivante. Cependant, selon les sections, le professeur pourra tenir compte de la diversité des étudiants en se fixant pour objectif la consolidation du niveau B1 avant de viser le niveau B2.

I. Construction de séquences d’apprentissage : les incontournables

- Les séquences d’apprentissage se préparent dans le cadre du programme du référentiel du BTS concerné. Les référentiels sont consultables sur : https://www.sup.adc.education.fr/btslst/ OU http://www2.cndp.fr/produits/pubadmin/resultDiplomes.php?bcn_typediplome=320&bcn_domainediplome

- Les deux objectifs principaux en LVE sont : l’objectif culturel et l’objectif communicationnel.

⇒ L’objectif culturel est l’entrée prioritaire de la séquence d’apprentissage :

« Il s’agira de développer chez les étudiants la connaissance des pays dont ils étudient la langue et de leur culture (valeurs, contexte socioculturel, normes de courtoisie, us et coutumes, comportement dans le monde du travail, situation économique, politique, vie des entreprises...). Tout thème qui permettra aux étudiants de mieux comprendre la culture du pays dont ils étudient la langue pourra être abordé à condition qu’il reste pertinent par rapport à la section. Exemple : Le thème de la pollution en tant que tel n’offre pas grand intérêt, mais la prise en compte de ce phénomène par les industries est pertinent pour les BTS industriels. » (Programme et définition d’épreuve de langue vivante étrangère dans les brevets de technicien supérieur relevant du secteur industriel)

 L’objectif communicationnel est porté par les programmes et le Cadre Européen.


Les incontournables de la séquence :


►Choisir une thématique pertinente par rapport à la section.

►Chercher des supports authentiques en rapport avec la thématique.

►Définir la problématique (Dans quelle mesure ? Pourquoi ? Comment ?). C’est l’enseignant qui choisit l’axe de réflexion à privilégier chez les étudiants.

►Sélectionner les supports appropriés qui illustrent la problématique.

►Définir l’activité langagière dominante entraînée et évaluée (sans exclusive des autres puisqu’au minimum, on associe une activité de réception à une activité de production).

Construire l’évaluation sommative avec les descripteurs de capacité*, les niveaux du Cadre Européen, et des critères d’évaluation précis. On s’assure que les étudiants connaissent les critères. ►Construire les tâches intermédiaires (d’entraînement et d’évaluation formative) pour que les étudiants réussissent l’évaluation sommative (Prévoir de réguler son enseignement).

►Différencier la pédagogie (via des aides appropriées : lexicales, méthodologiques…) et évaluation en fonction des profils des étudiants.

►Recenser les outils linguistiques, méthodologiques… pour réussir tâches et évaluations sommatives.

*Les descripteurs de capacité : Les descripteurs de capacité sont développés dans le CECRL et les référentiels des BTS. Pour transformer un descripteur de capacité en tâche, il faut le contextualiser, le scénariser. Dans la construction de l’évaluation sommative, il faut utiliser les descripteurs de l’activité dominante évaluée pour construire une évaluation différenciée (A1-A2-B1-B2).

II. L’entraînement et la perspective actionnelle


- L’enseignant se doit d’entraîner les étudiants dans l’ensemble des activités langagières : compréhension de l’oral, compréhension de l’écrit, expression orale en continu, expression orale en interaction, expression écrite et ce, même si ces mêmes activités langagières ne sont pas toutes évaluées à l’examen.

- Il est essentiel de s'attacher plus particulièrement à développer les compétences orales (comprendre, produire, dialoguer) dans une langue de communication générale ainsi que de satisfaire les besoins spécifiques à l'utilisation de la langue vivante dans l'exercice du métier.

Attention : Entraîner les étudiants aux différentes activités langagières ne signifie pas les entraîner au format des différentes épreuves du règlement d’examen mais développer chez ces derniers des stratégies d’apprentissage


. a. Les stratégies d’apprentissage : de la réception à la production


- Il convient que lors de l’entraînement, les étudiants apprennent à développer des stratégies d’apprentissage transférables (automatismes).

- Pour développer les activités langagières, un entraînement régulier et progressif est indispensable. Il se distingue de la simple vérification ou de l’évaluation.

- Tout entraînement a pour but de rendre les étudiants conscients de stratégies d’apprentissage qui leur permettront de parvenir à la réalisation d’une tâche et à la construction d’un savoir et contribueront à développer les stratégies indispensables à l'autonomie des étudiants.

Exemples de stratégies de compréhension de l'oral :

- anticiper la teneur du message à partir d’indices situationnels ou de la connaissance préalable que l’on a du sujet traité de façon à en identifier la fonction et orienter son écoute ;

- déduire des informations des éléments périphériques (bruits de fond, voix, ton, images…) ;

- émettre des hypothèses et prédire ce qui va suivre à partir des données de la situation afin de libérer sa mémoire à court terme ;

- stocker en mémoire les éléments perçus sous une forme résumée et les utiliser pour comprendre la suite ;

- repérer les éléments porteurs de sens pour segmenter la chaîne sonore et faire des hypothèses de sens ;

- repérer les éléments spatio-temporels pour reconstruire la géographie ou la chronologie des événements ;

- repérer les liens logiques pour comprendre les tenants et les aboutissants d’une situation ;

- repérer les différents locuteurs et leurs relations ;

- interpréter les éléments rhétoriques du discours pour percevoir le ton et le point de vue ;

- repérer et interpréter les données relevant du domaine culturel pour mettre la situation en perspective ;

- émettre des hypothèses de sens à partir des éléments repérés et les confirmer ou les infirmer si nécessaire ;

- inférer le sens des mots inconnus ou mal perçus d’après le contexte ou en se référant à son expérience.

b. Reconstruction du sens du document support et trace écrite

- Passer d’un niveau à un autre en faisant reformuler (A1-A2, A2-B1, B1-B2).

- Produire des énoncés : s’appuyer sur des mots pour reconstruire le sens via une phrase simple / mettre en réseau les informations via une phrase complexe / reconstruire le sens via une synthèse orale partielle récapitulative. Faire étoffer et structurer les énoncés.

- Procéder à de nombreuses répétitions pour entraîner la mémoire. On co-élabore ensuite la trace écrite.

c. La différenciation pédagogique :

Différencier la pédagogie, c’est avant tout prévoir des aides pour les étudiants en difficulté, les aider à s’impliquer et à progresser en instaurant un climat serein et proposer à d’autres étudiants des tâches plus complexes de façon à ce que chacun progresse à son propre rythme.

- La baladodiffusion permet une grande souplesse, notamment pour différencier la pédagogie : anglais.ac-orleans-tours.fr/ressources/baladodiffusion/ 

⇒ L'étudiant peut réécouter le document sonore (CO), ou s’enregistrer autant que nécessaire (Production orale), et aller ainsi à son propre rythme. Dans une classe, une partie des étudiants peut travailler la compréhension de l’oral ou l’expression orale (et s’enregistrer), s’entraîner ou être évaluée, pendant que l'autre s'entraîne à une autre activité langagière (à l’écrit : CE ou EE).

⇒ On peut soit se procurer une balibom (http://www.balibom.fr/), soit se constituer un stock de baladeurs (MP4 de préférence), soit demander aux étudiants d’utiliser leurs propres baladeurs, soit utiliser la salle informatique.

III. L’Evaluation positive


- Il est utile de lire le court rapport de l’IGEN janvier 2007 L’évaluation en langue vivante : état des lieux et perspectives d’évolution :

www.education.gouv.fr/cid4608/l-evaluation-en-langue-vivante-etat-des-lieux-et-perspectives-d-evolution.html

ainsi que l'outil académique Principes pour une évaluation objective, lisible et positive :

anglais.ac-orleans-tours.fr/college/evaluer_les_5_activites_langagieres/evaluation _objective_lisible_et_positive/

- Les grilles d’évaluation sont disponibles dans les circulaires nationales et académiques de chaque BTS ainsi que sur les sites académiques disciplinaires.

Exemple : http://anglais.ac-orleans-tours.fr/bts/textes_officiels_ressources_grilles_devaluation/

Il est important de bien distinguer l’évaluation « formative » (en début de séquence, on l’appelle diagnostique  et formative en cours d’apprentissage) de l’évaluation sommative, et de faire en sorte que les étudiants s’approprient les critères d’évaluation.

- L’évaluation (en LVE) mesure la qualité de la performance en appréciant, à la lumière de critères qualitatifs, le degré de maîtrise des compétences linguistiques, sociolinguistiques, pragmatiques et stratégiques dans chacune des activités langagières. Il convient donc d’utiliser les critères du Cadre Européen lors des évaluations (formatives et sommatives). Les grilles d’évaluation critériées doivent aider les étudiants à s’approprier les critères pour qu’ils puissent se situer et progresser.

- L’évaluation est positive, si elle décrit la réussite même partielle de l’étudiant (A2 vers B1 ou B1 vers B2…). Il s'agit donc de mesurer ce que l'étudiant sait faire de façon à le positionner pour lui permettre de mesurer les progrès qui restent à accomplir pour atteindre le niveau de compétence visé.

- L’évaluation sommative (= de fin de séquence) ne doit évaluer que la ou les activité(s) langagière(s) dominante(s) entraînée(s) tout au long de la séquence.


Conclusion


Les écueils à éviter sont :

- l’apprentissage d’une communication utilitaire réduite à quelques formules passe-partout dans le monde du travail,

- le seul accomplissement de tâches professionnelles,

- de se limiter à l’étude exclusive de thèmes étroitement liés à la section,

- de réduire les apprentissages aux seules épreuves qui constituent l'examen (exemple : 8 séances sur "la lettre commerciale").

En ce qui concerne les épreuves en CCF, il est absolument nécessaire de se référer à la lettre de cadrage académique sur le CCF pour en comprendre l'esprit et l'organiser.

anglais.ac-orleans-tours.fr/fileadmin/user_upload/anglais/bts/Cadrage_acad%C3%A9mique_-_rappels_sur_le_controle_en_cours_de_formation_CCF.pdf

Les IA-IPR de LVE

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